2019, tourbillon et résilience

Mathilde

Comme chaque année sur le blog, la fin du mois de décembre est synonyme de rétrospective. Et cette année précisément en me retournant pour voir ce que je laissais derrière moi, j’ai eu le vertige. Le vertige, car je ne sais pas quoi regarder ni quoi retenir. Il s’en est passé des choses. Et je vous le raconte aujourd’hui.

Avant de vraiment me lancer dans le cœur du sujet de cet article je voudrais vous parler des photos qui l’illustrent. En rentrant en master j’ai rencontré pas mal de jolies personnes dont deux jeunes femmes passionnées de photographie. Un jour, leur est venue la folle idée de me choisir comme modèle afin de s’entraîner à photographier des portraits. Bien entendu, j’ai répondu non. Cela m’intimide, me met mal à l’aise et je n’aime jamais le résultat. Elles pourraient au moins choisir une personne qui soit belle. Voilà, pour commencer j’ai répondu ça. Et puis très vite « il faut sortir de sa zone de confort » me vient à l’esprit. C’est vrai, je répète ces mots à qui veut bien l’entendre à longueur de temps… Il s’agirait de savoir les appliquer à soi-même.

Mathilde
Mathilde

Alors, voilà ces photographies symbolisent d’abord ça. Cette volonté de quitter ma zone de confort de vous partager des images que je n’aimerai que dans quelques années.

 

Ces clichés mettent aussi en lumière une dualité qui m’habite et dont je discutais avec l’une des deux photographes. « Avoir un peu peur, mais y aller quand même. » En fait on se disait qu’on pouvait aller au-delà de qui nous sommes, au-delà des limites que l’on croit infranchissables. Nous sommes à la fois notre pire ennemi et notre meilleur allié. Et j’ai découvert cette année que j’étais suffisamment résiliente pour me porter très loin.

Mathilde

De 2019, cette année aux allures de tornade, je veux retenir au moins ça : la résilience.

 

Vous savez déjà comment a débuté mon année puisqu’on en a longuement parlé ici : j’étais en Espagne pendant pratiquement 6 mois. C’est un séjour qui n’a pas du tout été vécu comme un défi, mais on ne peut nier que cela chamboule. Un peu. Peut-être même « beaucoup » préciserait mon hypersensibilité.

Chloé

Et puis Paris. Cette capitale aussi merveilleuse qu’étourdissante. Je retiens de ces deux mois une incroyable expérience professionnelle et bien plus encore. Et ces deux mois ont retenu de ma petite personne le restant d’énergie que l’Espagne avait bien voulu me laisser.

 

En fait je fonctionne ainsi, comme beaucoup d’introvertis, ma jauge d’énergie n’a de cesse de baisser si on ne me laisse pas le temps de me retrouver.

Chloé

Début septembre, à la rentrée, quand ma tête et mon corps accordaient leurs voix pour dire qu’il était impossible qu’on ne soit pas encore fin décembre… Il a bien fallu trouver une solution.

Finalement, nous sommes très bien faits, nous avons un puits de ressources sous-estimées. Nous sommes capable de beaucoup. Alors danser au nez d’une fatigue qui se voulait terrassante, s’engager en ignorant un temps qui commence à vous manquer, accorder de la place dans sa vie alors qu’on croit être surmené. C’est possible. On s’adapte à beaucoup de choses et nous avons la capacité de rendre l’inconfortable confortable.

Chloé

Alors oui, à la fin mon corps refusait vraiment de suivre, quand on se rend compte qu’on peut franchir bien des barrières on ne veut plus s’arrêter. Et pourtant il faudrait parfois. Pour la première fois de ma vie, j’ai eu conscience de ma santé mentale, c’était presque effrayant. De cet article on ne doit pas retenir la folie furieuse que je semble dépeindre.

2019, c’était fou, beau, à couper le souffle, sensationnel, assourdissant, insoupçonné, révélateur, enivrant… Mais 2019, c’était trop.

Mathilde

Mais pour 2020 et toutes les années qui voudront bien lui succéder je peux au moins dire : même pas peur !

Comme souvent j’aurais aimé un article plus clair avec des idées mieux établies. Mais je n’ai pas encore le recul nécessaire pour le rendre moins tourbillonnant.

 

A vous, pour 2020, je vous souhaite d’abord une bonne santé. Et puis, je vous souhaite d’aller tester votre résilience ne serait-ce que pour se sentir terriblement vivant. Je vous souhaite de la légèreté et de la passion. De la réussite. Et de l’amour.

Et je vous remercie infiniment de toujours me suivre par ici ❤

 

Et un grand bravo et un merci tout particulier à Mathilde et Chloé.

Instagram de Chloé

Instagram de Mathilde

Blog de Mathilde

 

5 Comments

  1. Sortir de sa zone de confort a effectivement des vertus, et cela vaut autant pour le modèle que pour le photographe. Mais c’est une autre histoire…
    Tu as eu raison d’accepter d’être photographiée. Déjà parce que c’est vraiment bien d’illustrer ton blog avec ta propre image, ensuite parce que cette expérience peut t’aider à avancer. Comme l’écrivait récemment une personne dans un commentaire sur mon blog, à l’adresse de mon dernier modèle (Joyce) : « C’est fou le pouvoir thérapeutique de la photo, si tu savais le nombre de femmes complexées qui posent, qui se libèrent grâce au pouvoir de l’image. »
    Tout est dit.
    Je te souhaite une très belle année 2020 ! 🙂
    Bises.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour ton commentaire !! Belle année 2020 également ✨

      Totalement d’accord avec toi et ce commentaire, poser c’est un exercice définitivement pas évident mais cela reste un travail incroyable, on apprend beaucoup et surtout on lâche prise en confiant son image entre les mains du photographe. D’ailleurs que dit ton oeil de photographe de ces photos ? Je serais curieuse de savoir ☺️
      Belle soirée bises 👋🏾

      J'aime

      1. J’ai une préférence pour la photo « dsc1275 » de Chloé, parce que ta pose est harmonieuse (comme une danseuse) et que j’aime bien l’éclairage sur ton visage.
        Pour un portrait, il est important de mettre en valeur le regard, les yeux, le visage par un bel éclairage. C’est possible en gardant l’ambiance lumineuse de la fête foraine. En tout cas, bravo à tes deux photographes car le portrait de nuit avec des lumières « folles », c’est loin d’être facile.
        Si c’était moi, pour te sortir de ta zone de confort, je t’aurais emmenée au Thabor pour des portraits de jour. Et pourquoi pas en ville avec un(e) assistant(e) pour tenir le flash déporté (parce qu’un trépied, c’est pas pratique dans la rue).
        Bise et belle soirée à toi aussi.

        Aimé par 1 personne

        1. Merci beaucoup pour ce retour !! Je transmets 🙂 merci pour elles !!

          Et qui sait un jour nous nous donnerons peut-être rendez-vous au Thabor 🤷🏾‍♀️
          Bises

          J'aime

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